Coucou. ^^ C'est encore moi. Et vu qu'ici c'est mon blog perso et qu'écrire est l'un de mes passe-temps, voilà un petit aperçu de ce que j'écris. J'ai plusieurs histoires mais je ne peux pas tout mettre, bien sûr. Personne ne lirait quoi que ce soit, je parie. Surtout si j'en mets trop. Alors voilà, j'en mets peu mais j'aimerais que vous fassiez juste un tout petit effort pour le lire. Mais vraiment tout petit tout petit. Merci pour ceux qui le font !
Je vous préviens juste que c'est le début et que c'est plutôt glauque, je l'admets.
Mais pourquoi est-ce que ça a finit comme ça ? Pourquoi si mal ? Pourquoi ? Non... Je ne voulais pas... Je leur avais dit d'arrêter. Pourquoi est-ce qu'ils ne m'ont pas écouté ? Pourquoi est-ce qu'on ne m'écoute jamais ? Parce qu'ils me prennent toujours pour une gosse, c'est ça ? Mais j'ai 16 ans ! Merde ! Je ne suis plus une gosse ! Mes mains tremblent comme jamais. De désespoir et de rage à la fois. Je voulais juste les arrêter. Cette fois-ci, leur dispute a mal finit. Finit en bagarre. Finit par un décès. Qui aurait dût être le mien. Mais qui n'est pas le mien. Ma mère est morte en s'interposant entre mon père et moi. Mais pourquoi ? Pourquoi a-t'elle fait ça ? Je ferais tout pour échanger nos places. Tout. Vraiment tout. Mes larmes coulent. Elles coulent à flot sur ce corps inerte qui était autrefois celui de ma mère. Son visage est resté crispé. De douleur et de tristesse. Je ne peux plus voir ça. Mais je ne peux pas la quitter non plus. Ses yeux sont fermés mais j'ai l'impression qu'elle va les ouvrir d'un instant à l'autre. C'est pour ça que je reste. Il faut que je sois là quand elle se réveillera. Pourquoi son c½ur ne veut-il plus battre ? Pourquoi est-ce qu'il l'a abandonné si lâchement ? Allez, maman, réveille-toi. Ça ne peut pas finir comme ça. C'est impossible. Ne me laisse pas comme ça. Je n'ai pas eu le temps de te dire au revoir.
-Maman ! Réveille toi !
Je ne reconnais même pas mon propre gémissement de douleur. Je regrette. Je regrette parce-que peut-être que si je n'étais pas intervenue maman ne serait pas morte. Je ne peux pas le croire. Ça ne peut pas finir comme ça. Ça ne devait pas...
-Sakura, je ne voulais pas...
Mon père, ce monstre, il a toujours sa bouteille d'alcool à la main, brisée sur les tempes de maman. Il n'a pas bougé d'un pouce, le nez et les joues rouges, oscillant de temps en temps. Je me fiche bien de ce qu'il peut me dire. Ce qu'il a fait est impardonnable. Je tente tant bien que mal de ranimer maman, en la secouant légèrement. Mais c'est trop tard. Je le sais. Mais je ne peux m'y résoudre. Cela m'est impossible. Alors je reste là. Assise en face de maman. Les bras ensanglantés à cause des débris recueillis dans ma chair. Parcourue de sanglots incessants. Sans dire mot.
-Arrête un peu de pleurnicher ! Tout ça c'est de ta faute après tout !
En grand lâche, il reporte toute la faute quelqu'un d'autre, comme d'habitude. Incapable d'assumer ses actes. Ici, en l'occurrence, c'est moi. C'est bien lui qui a levé la main, non ? Maman, comment peut-tu me laisser avec un ivrogne comme lui ? Je préfère mourir plutôt que vivre la vie qui m'attend. Maman, que dois-je faire ? Pourquoi as-tu fait ça ? J'ai tant besoin de toi. Tu sais bien que je suis perdue sans toi ! Je ne t'ai même pas dis que je t'aimais... Mes larmes reprennent de plus belles.
-Allez, dépêche toi, il faut qu'on s'en aille avant que la police débarque.
Je reste apathique. Je n'ai aucune envie de fuir. Je n'y suis pour rien après tout. Il n'a qu'à fuir tout seul. Je ne le considère plus comme mon père depuis longtemps de toute façon. Je préfère mille fois vivre dans une famille d'accueil plutôt qu'avec cet ivrogne. Mais lui ne le voit pas de cet angle là. Il vient me prendre par l'épaule, qu'il m'arrache presque et me fait pousser un petit cri.
-Aïe !
-J'en ai marre de te voir chialer ! Viens, on se casse d'ici.
-Non, on ne peut pas laisser maman ici ! Il faut appeler une ambulance !
-Y'a plus d'maman. Elle est morte !
-Ce n'est pas vrai ! Tu mens. Elle respire !
Je me débats comme je peux, mais mes petits bras fluets ne valent pas les muscles de ce meurtrier. Il me balance sur son épaule et m'emporte. Je m'accroche à tout ce que j'ai sous la main. Une porte, une chaise, la table de la cuisine. Il s'arrête, me repose par terre et me gifle à m'en déboîter une vertèbre. Ça me coupe le souffle. Je me tais. Choquée. Et pas tant que ça en même temps, venant de l'ivrogne.
-Tu te tais et tu me suis.
-Où va-t'on ?
-Ailleurs.
Son haleine est répugnante. Ses yeux vagabondent dans la pièce. Il n'ose même plus me regarder. C'est lamentable. Je le hais. Lui-même ne sait pas où aller. Ce qui est sûr et certain, c'est que je ne le suivrais pas. Je veux l'envoyer en prison. Il ne mérite que ça. Et encore, là bas ils sont bien nourris.
-Je refuse.
Il me gifle une nouvelle fois. Je m'en fiche royalement. Mon c½ur est tellement endolori que je me fiche de tout. Il peut me tuer s'il le veut. Cela ne ferait qu'abréger mes souffrances. Ses yeux sont horribles. C'est un regard animal, enragé.
-Tu ne discutes pas ma fille.
-Je ne suis pas ta fille ! hurlai-je.
-Viens avec moi !
-Non ! Je reste ici. Tu n'as qu'à aller vivre ailleurs tout seul. Tu n'es qu'un monstre ! Tu l'as tuée ! Comment as-tu pu ? Tu as tué ma mère ! Je te hais !
Ça ne lui plait pas du tout. Mais alors pas du tout. Il est hors de lui. Il se jette sur un couteau de cuisine de la table de travail. Je contourne la table. J'espère juste rester en vie le temps que quelqu'un arrive. Pourvu qu'au moins une personne ait entendu nos hurlements lors de la dispute. On tourne autours de la table. Puis je m'élance vers la porte d'entrée. Je lui referme la porte sur le nez. Je l'entends hurler. J'en ai des frissons dans le dos. C'est un hurlement inhumain. Ça lui donne une raison de plus pour m'assassiner. Et puis là, dehors, je ne sais que faire. Il neige, je suis pieds nus, et il n'y a absolument personne à l'horizon. Tant pis. Je m'élance dans la rue. Mon soi-disant père à mes trousses. Il est terrifiant. Il pousse des grognements. J'avoue être morte de peur. Mais je n'ai pas le temps de m'arrêter pour y remédier. Je fonce. J'espère voir quelqu'un au coin de la rue, mais rien. Celui d'après, toujours rien. Je suis essoufflée. Je commence à désespérer. Pourquoi n'y a-t-il personne ? Les rues sont bondées d'habitude. Ils ont tous décidé de m'abandonner, c'est ça ? Ils attendent tous que le meurtrier abaisse le couteau pour sortir ! Puis je me rappelle d'une chose. Ce matin, c'est noël. Je refoule mes sanglots. Bien triste noël. Je jette un coup d'½il à l'ivrogne. Il me cours toujours après, mais est épuisé, lui aussi. Je trébuche. Je me suis foulé la cheville. Ça y est. C'est finit. Il est à trois pas de moi. Deux. Un. J'ai les oreilles qui bourdonnent. Je le vois dire quelque chose, mais je n'entends rien. Il lève le couteau. Je ferme les yeux. Ça y est. C'est la fin. Maman... Maman, je t'aime. Je t'ai toujours aimé. Je ne te l'ai jamais dis. Mais c'est trop tard. Tu es morte. Je vais mourir. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Alors ? Qu'en pensez-vous ? Bon, d'accord, pas si court que ça. Très sincèrement, cela vous donne envie de lire la suite ou pas du tout ? Je vous l'avoue, ce n'est même pas le premier chapitre en entier. --'